Le faux a gagné parce qu’il ressemble trop au travail

On pensait que le grand danger du numérique serait la surcharge d’information. On s’est trompés. Le vrai problème n’est pas seulement qu’il y ait trop de choses. C’est qu’il y ait de plus en plus de choses qui ressemblent à du travail sans en produire réellement les effets.

Une campagne qui tourne ressemble à une stratégie. Une affiche générée par IA ressemble à une création. Une promesse de référencement “top 1 Google” ressemble à une solution. Un courriel frauduleux ressemble à un message de service. Et c’est précisément là que le problème devient intéressant. Le faux n’a pas gagné parce qu’il serait meilleur. Il a gagné parce qu’il est devenu suffisamment crédible pour passer pour le réel.

Autrement dit, nous ne vivons pas seulement une crise de la qualité. Nous vivons une crise du discernement.